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| Métro Saint Germain des Prés - Peter Turnley - YellowKorner |
Il court il court le civet
Je me dépêche dans le métro mais j’entends toujours les voix.
Il court il court le civet
Je ne sais pas quand ça a commencé mais ça me poursuit.
Il court il court le civet
Je suis en retard chez mon psy.
Il court il court le civet
Aïe ! Ca y est je me suis tordu la cheville. Maudits talons !
Il court il court le civet
Ca tourne à l’obsession. A vrai dire ça l’est déjà. Sinon je ne serais pas en train de courir justement. Et chez le psy évidemment. La plupart des gens qui entendent des voix se font sauter dans le métro ou partent en croisade contre les anglais. Moi je suis coincée dans cette chansonnette de maternelle qui ne veut rien dire.
Il court il court le civet
Aaahh ! Il faut que ça s’arrête !
Ca fait trois jours.
Ca a commencé quand je sortais de chez mon psy. Tiens encore celui-là. Je le vois souvent. Tellement souvent que je l’appelle « maman » par moment. On avait eu une séance bien productive : j’en étais sortie en détestant mes parents et ma maîtresse d’école de maternelle. Maintenant je sais que c’est à cause d’eux que je ne sais pas cuisiner. Et que j’ai tout fait foirer avec l’homme de ma vie. Je devrais dire l’ex de ma vie. Et que j’ai une obsession pour les chaussures qui détruit mon compte en banque.
Aïe ! Encore ! Cette fois c’est le talon gauche.
J’aurais jamais du les acheter ces satanées chaussures. J’en ai eu une envie irrépressible en sortant de la dernière séance. Quitte à tout rater dans la vie, les hommes, la bouffe et même parfois les trains, je serais chaussée comme une star de cinéma ! Des talons aiguilles vernies à la Almodovar, des Kanninchen même pas en solde ! Evidemment pas de soldes pour Pâques ! Un vieux jour férié pour une fête idiote et hop au bureau le lendemain.
Il court il court le civet
Evidemment ça n’aide pas que mon psy aie son cabinet en face de LA seule boutique de Kaninchen de Paris ! Impossible de les trouver ailleurs et elles me faisaient de l’œil depuis des jours entiers. Mais depuis impossible de me débarrasser de cette chansonnette. Impossible de savoir à quoi ça rime. Voyons ce qu’en dira mon psy.
Il court il court le civet
Une heure plus tard. Rien à dire. Une heure à parler de la pluie et du beau temps, et lui qui est persuadé que je me suis fait agressée par un civet dans mon enfance !
Aïe ! Ca y est c’est décidé je les jette. Et puis tant qu’à faire j’arrête la thérapie ! Cette fois c’est en remontant les marches du métro pour rentrer chez moi que je m’étale. Je me relève tant bien que mal et je me concentre sur le but final : chez moi je pourrais enfin enlever ces satanées Kaninchen ! Plus jamais ça ! Je sens que je vais les étriper ! Je les rangerais sans doute dans mon four comme toutes les autres…
Il court il court le civet
Tiens, déjà j’ai l’impression de moins l’entendre.
En tout cas restera un mystère de mon inconscient.
Je hais les fêtes. Joyeuses Pâques
Je me dépêche dans le métro mais j’entends toujours les voix.
Il court il court le civet
Je ne sais pas quand ça a commencé mais ça me poursuit.
Il court il court le civet
Je suis en retard chez mon psy.
Il court il court le civet
Aïe ! Ca y est je me suis tordu la cheville. Maudits talons !
Il court il court le civet
Ca tourne à l’obsession. A vrai dire ça l’est déjà. Sinon je ne serais pas en train de courir justement. Et chez le psy évidemment. La plupart des gens qui entendent des voix se font sauter dans le métro ou partent en croisade contre les anglais. Moi je suis coincée dans cette chansonnette de maternelle qui ne veut rien dire.
Il court il court le civet
Aaahh ! Il faut que ça s’arrête !
Ca fait trois jours.
Ca a commencé quand je sortais de chez mon psy. Tiens encore celui-là. Je le vois souvent. Tellement souvent que je l’appelle « maman » par moment. On avait eu une séance bien productive : j’en étais sortie en détestant mes parents et ma maîtresse d’école de maternelle. Maintenant je sais que c’est à cause d’eux que je ne sais pas cuisiner. Et que j’ai tout fait foirer avec l’homme de ma vie. Je devrais dire l’ex de ma vie. Et que j’ai une obsession pour les chaussures qui détruit mon compte en banque.
Aïe ! Encore ! Cette fois c’est le talon gauche.
J’aurais jamais du les acheter ces satanées chaussures. J’en ai eu une envie irrépressible en sortant de la dernière séance. Quitte à tout rater dans la vie, les hommes, la bouffe et même parfois les trains, je serais chaussée comme une star de cinéma ! Des talons aiguilles vernies à la Almodovar, des Kanninchen même pas en solde ! Evidemment pas de soldes pour Pâques ! Un vieux jour férié pour une fête idiote et hop au bureau le lendemain.
Il court il court le civet
Evidemment ça n’aide pas que mon psy aie son cabinet en face de LA seule boutique de Kaninchen de Paris ! Impossible de les trouver ailleurs et elles me faisaient de l’œil depuis des jours entiers. Mais depuis impossible de me débarrasser de cette chansonnette. Impossible de savoir à quoi ça rime. Voyons ce qu’en dira mon psy.
Il court il court le civet
Une heure plus tard. Rien à dire. Une heure à parler de la pluie et du beau temps, et lui qui est persuadé que je me suis fait agressée par un civet dans mon enfance !
Aïe ! Ca y est c’est décidé je les jette. Et puis tant qu’à faire j’arrête la thérapie ! Cette fois c’est en remontant les marches du métro pour rentrer chez moi que je m’étale. Je me relève tant bien que mal et je me concentre sur le but final : chez moi je pourrais enfin enlever ces satanées Kaninchen ! Plus jamais ça ! Je sens que je vais les étriper ! Je les rangerais sans doute dans mon four comme toutes les autres…
Il court il court le civet
Tiens, déjà j’ai l’impression de moins l’entendre.
En tout cas restera un mystère de mon inconscient.
Je hais les fêtes. Joyeuses Pâques
EZ

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