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| Désir d'ailleurs - Matthieu Casimiri - YellowKorner |
D’une région du nord, fille de rebelle, mon père s’en était allé; par la suite mes deux frères s’étaient engagé dans la lutte… Et croulaient maintenant dans les geôles du tyran. Après toutes ces épreuves, la fine et belle fleur qu’était ma mère avait flétrit, j’étais la seule chose qui la raccrochait encore à la vie.
Ma vie; mon enfance; mon adolescence étaient remplies d’images sombres, de réunions secrètes, d’arrestations, d’enlèvements, de rixes ,de manifestations, d’échecs ,de sang, de défaites et bien sûr de décès...Mais nous devions rester solide et fort me répétais ma mère,après tout, nos aïeux étaient ces grands guerriers légendaire tant idolâtré dans nos chants,ces mêmes grands seigneurs battirent ce pays. Ainsi le pouvoir d’aujourd’hui considère mon ethnie comme la plus dangereuse face à leur régime dictatoriale, nous nous battions donc contre l’injustice ,le crime,la menace et la misère.Des idées noires traversaient mes nuits,cette envie de vengeance nourrissait ma rage ,mes rêves n’était que cauchemar,pour les miens et ma fierté en hommage à mon père je me voyais donnant ma vie…
Cette année là je fêtais mes vingt ans,l’été fut très sec,les récoltes houleuses, les pluies d’automne gonflaient les rivières,l’hiver s’annonçait très dur.Mais plus dur encore, ma mère, alitée, avait contractée la typhoïde, mon monde s’écroulait de nouveau,il ne lui restait que peu de temps à vivre .Dans ses derniers moments elle me donna cette bourse, avec toutes les économies qu’elle avait si bien dissimulées, me priant de passer la frontière et de voyager. Avant son dernier soupir je devais lui promettre d’abandonner le combat,de fuir,donner une chance à sa future descendance me dit-elle,aller voir autre chose,la liberté,voir le monde sans jamais oublier notre passé, nos coutumes, nos valeurs, voir l’avenir, elle avait pensé à tout ..Les larmes inondaient mon visage,j’avais tant de chose à lui dire sans pouvoir trouver les mots,mais j’ai promis, et dans les dernières heures auprès d’elle ma détresse assombrissait le jour.
Ma vie; mon enfance; mon adolescence étaient remplies d’images sombres, de réunions secrètes, d’arrestations, d’enlèvements, de rixes ,de manifestations, d’échecs ,de sang, de défaites et bien sûr de décès...Mais nous devions rester solide et fort me répétais ma mère,après tout, nos aïeux étaient ces grands guerriers légendaire tant idolâtré dans nos chants,ces mêmes grands seigneurs battirent ce pays. Ainsi le pouvoir d’aujourd’hui considère mon ethnie comme la plus dangereuse face à leur régime dictatoriale, nous nous battions donc contre l’injustice ,le crime,la menace et la misère.Des idées noires traversaient mes nuits,cette envie de vengeance nourrissait ma rage ,mes rêves n’était que cauchemar,pour les miens et ma fierté en hommage à mon père je me voyais donnant ma vie…
Cette année là je fêtais mes vingt ans,l’été fut très sec,les récoltes houleuses, les pluies d’automne gonflaient les rivières,l’hiver s’annonçait très dur.Mais plus dur encore, ma mère, alitée, avait contractée la typhoïde, mon monde s’écroulait de nouveau,il ne lui restait que peu de temps à vivre .Dans ses derniers moments elle me donna cette bourse, avec toutes les économies qu’elle avait si bien dissimulées, me priant de passer la frontière et de voyager. Avant son dernier soupir je devais lui promettre d’abandonner le combat,de fuir,donner une chance à sa future descendance me dit-elle,aller voir autre chose,la liberté,voir le monde sans jamais oublier notre passé, nos coutumes, nos valeurs, voir l’avenir, elle avait pensé à tout ..Les larmes inondaient mon visage,j’avais tant de chose à lui dire sans pouvoir trouver les mots,mais j’ai promis, et dans les dernières heures auprès d’elle ma détresse assombrissait le jour.
Seule au monde je partis après la cérémonie funéraire,j’avais au préalablement suivis ses dernières volontés à la lettre : premièrement j’avais vendu tout nos biens, ne gardant que ces quelques photos de famille, seules témoin de deux décennies d’existence, et ce parapluie sous lequel nous marchions elle et moi…Ainsi en cas de pluie ou de pluie de problèmes, j’aurai toujours ma mère au dessus de la tête. J’avais ensuite acheté ce faux passeport à prix d’or et payé les services de cet homme avec le reste de la bourse ,je ne le connaissais pas,il parlait peu,serein sûr de lui il ne m’a jamais dit son nom,c’était mon passeur,ma clé vers un nouveau monde,mon sauveur.Agrippée à son bras il tenait mon parapluie, je marchais...Un dernier regard, je laissais derrière moi toute une vie de frustration ou l’amour avait perdu contre la peine et la haine,mais enfin j’entrevoyais la liberté. Après ce hangar, un dernier contrôle, une dernière peur et au bout de cette ligne jaune j’entrerais en Corée du sud…
Maman ! Papa ! Mes enfants hériterons de votre courage ,de votre éducation et de votre fierté,ils voyagerons et vivrons en liberté, je vous le promets... Reposez en paix.
Maman ! Papa ! Mes enfants hériterons de votre courage ,de votre éducation et de votre fierté,ils voyagerons et vivrons en liberté, je vous le promets... Reposez en paix.
PB

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